Refactoring complet : contenu livre, config unique, routes, admin et light mode

- Source unique : supprime app/data/librodrome.config.yml, renomme site/ en bookplayer.config.yml
- Morceaux : renommés avec slugs lisibles, fichiers audio renommés, inversion ch2↔ch3 corrigée
- Chapitres : 11 fichiers .md réécrits avec le vrai contenu du livre (synthèse fidèle du PDF)
- Routes : /lire → /modele-eco, /ecouter → /en-musique, redirections 301
- Admin chapitres : champs structurés (titre, description, temps lecture), compteur mots
- Éditeur markdown : mode split, plein écran, support Tab, meilleur rendu aperçu
- Admin morceaux : drag & drop, ajout/suppression, gestion playlist
- Light mode : palettes printemps/été plus saturées et contrastées, teintes primary
- Raccourcis clavier player : espace, flèches gauche/droite
- Paroles : toggle supprimé, toujours visibles et scrollables
- Nouvelles pages : autonomie, evenement

Co-Authored-By: Claude Opus 4.6 <noreply@anthropic.com>
This commit is contained in:
Yvv
2026-02-26 20:20:52 +01:00
parent 4fce862df6
commit 2f438d9d7a
70 changed files with 2125 additions and 1385 deletions

View File

@@ -0,0 +1,42 @@
---
title: "Créer une économie ?"
description: "Passer de la théorie à la pratique : produire, greffer une économie du don sur le tissu local, inverser les flux."
order: 6
readingTime: "25 min"
---
## Définition
Couvrir les besoins, pour vivre, nourrir les plaisirs de vivre. Avant tout : comment **produire**, comment **distribuer**, sans nuire. On en a déjà une économie. Alors pourquoi en créer une autre ? Pas « créer » au sens de partir de zéro — plutôt **greffer** une économie du don sur l'économie existante.
## Produire avant tout
Le message aux pionniers est clair : faire tourner la monnaie en rond, ce n'est pas créer. Se faire des virements autour d'une table, c'est juste du vent. L'équation de Fischer est formelle : si tu multiplies zéro production par mille transactions, ça fait toujours zéro. L'économie, c'est d'abord **produire et transformer**.
## Passer la seconde
L'analogie du régime moteur : la monnaie libre en est au « point mort ». Pour avancer, il faut **passer la seconde** — produire de vrais biens et services. Cinq vitesses de développement se dessinent, de la simple circulation monétaire à l'économie productive complète.
## L'économie de greffe
Le principe fondamental : **deux économies cohabitent**, l'économie classique (euros) et l'économie du don (monnaie libre). Il ne faut surtout pas les mélanger ni les confondre. On ne « quitte » pas l'euro — on développe une autonomie parallèle, progressive. La greffe prend quand l'économie locale du don couvre suffisamment de besoins réels.
## Connaître son bassin de vie
Avant de se lancer, il faut cartographier son territoire. Deux indicateurs clés :
- Les **mobiz** : les « monnaie-libristes biz » — ceux qui produisent et échangent activement
- Les **sherpiz** : les « sherpas biz » — ceux qui guident, forment, accompagnent
Le ratio mobiz/sherpiz sur un territoire donne une idée réaliste du potentiel de développement.
## La gestion à l'anglaise
Un concept emprunté à la mécanique : la **roue libre**. En monnaie libre, la « roue libre » est l'indicateur de rentabilité. Quand une activité tourne sans effort, en roue libre, c'est qu'elle est rentable en DU. Ce n'est pas la marge financière qui compte, c'est la **soutenabilité** du geste productif.
## L'économie de flux inversés
Le retournement fondamental : **je donne avant de recevoir**. En économie classique, le flux est conditionnel — je te donne si tu me payes. En économie du don, je donne d'abord, et la mesure (en DU) vient après, comme une gratitude.
Ce n'est pas de la naïveté : c'est un changement de posture qui transforme la relation économique. Le don est en amont. L'équipe offre le choix, le lieu, le son. Les références sont posées. Tu prends ou pas, tu gratifies selon ton estimation.
> *L'économie, c'est de l'énergie, de la chaleur c'est sûr. Je grave ma gratitude dans la chaîne.*