# 0003 — Corriger n'est pas voter **Contexte.** « Ça ne peut pas devenir un système qui nécessite un vote pour corriger une coquille. » Mais une correction ne doit pas pouvoir changer le sens d'un texte voté. **Décision.** Le moteur classe chaque modification (`ld-engine/src/edit.rs`) : - **jamais coquille** si un chiffre, un signe, un séparateur dans un nombre, une relation ou une parenthèse change, ni si quoi que ce soit change entre accents graves (formules) ; - **coquille** si le squelette (sans accents, casse, ponctuation, espaces) est identique, ou si au plus 2 mots diffèrent chacun d'un seul glissement de clavier — une lettre ajoutée, retirée ou deux voisines inversées, jamais au début du mot (les préfixes inversent le sens), jamais une lettre remplacée, jamais sur un mot de négation ou de quantité ; elle s'applique sans vote, garde les votes et les traductions ; - les caractères invisibles de mise en forme (inversion du sens d'écriture, largeur nulle) sont refusés partout où l'on écrit un texte ; - **de fond** sinon : nouvelle révision d'une proposition ouverte (par son auteur), votes antérieurs « à reconfirmer », signalements levés ; refusée sur un texte en vigueur. L'éditeur montre le verdict avant d'enregistrer. Les brouillons s'éditent librement. **Coût.** Le classement est prudent : certaines vraies coquilles (« persone » → « personne ») passent pour du fond et demandent une proposition. On préfère ce sens d'erreur.